Édition 2025


10ème Edition

Édition 2025

« Blue Motte Jazz festival soufflait cette année ses dix bougies. Créé en 2011 a l’initiative de Michel Piccardi qui a mis en forme le concept et développé avant de le céder à une nouvelle équipe, les promesses ont été tenues et le cru 2025 fut un régal pour tous les spectateurs.
 
Deux soirées avec apéro jazz, deux concerts par soir et un after endiablé, une buvette bien achalandée pour tenir le coup jusque tard, le cocktail était parfait. La programmation était bien équilibré, jazz instrumental avec le Trio Atrato et Tristan Melia 4tet, et vocal de Charlotte Planchou et Melina Tobiana 6tet. Rythmes variés, soft ct plus animés, afro cubains, bossa nova, tout le monde pouvait trouver son bonheur. Sans oublier apéros et afters avec Occitanie Swing réunion, NKC Project el Big Easy.
Et pour envelopper ce joli cadeau qu’ils ont offert aux spectateurs, un bel écrin, un écrin de verdure en ce jardin du Fort, avec un fond de scène unique, les toits du village et la montagne de Longeserre, un lever de lune sur une musique envoutante, avec la flûte de Fanny Martin…
 
Le maitre mot de l’été
Et pour faire fonctionner tout cela, 60 bénévoles, depuis la cuisine et les friteuses, les hôtes et hôtesses d’accueil pour les musiciens, les techniciens du son et éclairage, Ia sécurité, avec un beau résultat à la clé.
Bravo à ceux qui ont la délicate mission de chercher les groupes pour l’année prochaine, savoir ce qui a plu et déplu, sillonner la planète jazz durant des semaines pour déceler le groupe qui va plaire, sera disponible el rentrera dans le budget serré de BMJ. La Motte Chalancon n’est pas Montreux ou Juan-les-Pins, mais personne ne s’en plaint, le résultat fut excellent, la preuve par les applaudissements et le dernier after avec Big Easy, oh personne n’est resté assis.
 
Le Blue Motte Jazz festival est vraiment le maitre mot de l’été ou tous se retrouvent en famille ou entre amis, habitants du vlllage ou les enfants en vacances, les visiteurs et les touristes, les habitants des alentours. Bref, un moment de plaisir musical partagé qui fait aussi découvrir le charme de la vie au village, un privilège que l’on ne perçoit pas forcement toujours, main c’est bien là une valeur à méditer.»

Pascal ParRENT Le Dauphiné Libéré – 08 août 2025

« Blue Motte Jazz (on ne se lasse pas de ce nom) réussit à proposer une programmation complète sur deux soirées dans un village de quatre cents habitants plutôt loin de tout dans une vallée du fin fond de la Drôme. C’est bien la preuve que quand on veut on peut. »

Pascal derathe Jazz RHONE ALPES

Notre équipe bénévole qui fait vivre notre festival et le faire perdurer.

Lundi 4 août 2025

Ouverture de la buvette et jeux en bois sur la place du Fort dès 17h !

L’apéro jazz (concert gratuit) commençait à 18h avec OCCITANIE SWING REUNION. C’ »est »tait la rencontre entre le swing manouche, la bossa nova, les valses françaises, et les standards de jazz américain, le tout avec des instruments à cordes et en s’inspirant du hot club de France des années 30-40. Emmené par son leader Yannis Constans à la guitare, le quartet comptait le violon de Bastien Ribot, la contrebasse de George Storey, et une 2ème guitare d’Adrien Tarraga. Ils sont revenus à 23h pour un after bien festif !


Dans le jardin du Fort en 1ère partie, le TRIO ATRATO, Adlane ALIOUCHE petit génie du piano jazz, Félix SEMET à la basse et Jean Baptiste BALDAZZA à la batterie, de retour de Colombie, nous ont proposés une musique originale entre rythmes afro cubains, improvisation débridée et ballades poétiques. Ils ont invité pour ce concert la talentueuse flutiste Fanny MARTIN et le percussionniste François DOMERGUE.


En 2nde partie, changement d’ambiance, c’était le Charlotte PLANCHOU QUARTET, chanteuse française qui interprètait avec une émotion toute particulière standards, compositions, et reprises de chansons françaises. Une voix et une présence inqualifiables ! Une personnalité inclassable accompagnée de la base jazz : piano, contrebasse et batterie.

Et pour finir la soirée en beauté, nous avons rétrouvés comme promis OCCITANIE SWING REUNION à 23h sur la place du Fort !

« Ce trio s’est constitué lors d’une rencontre des trois musiciens Adlane Aliouche ; Félix Semet et Jean-Baptiste Baladazza lors d’une tournée en Colombie. Leur amour pour les musiques de l’Amérique du Sud les a convaincus de créer une formation pour les jouer.
Pour sa représentation au Blue Motte Jazz, le trio s’est adjoint deux invités pour renforcer la coloration « latino » du répertoire, avec Fanny Martin à la flûte et François Domergue aux percussions. Bonne pioche, le quintet est épatant dans tous les registres, enlevés ou calme.
Peu de paroles, peu de présentations, beaucoup de musique. De celle qui donne envie de danser.
Le groupe nous propose de nombreuses reprises cubaines, brésiliennes ou colombiennes : La comparsa (Ernesto Lecuona) ; Shaherazada (Franck Emilio Flynn) ; Manantial (Edison Pullas Villaroel) ; Como llora una Estrella (Antonio Carillo) ; Baila Mulata (Roberto Fonseca) ; Murmullo (Electo Rosell). Le « son » ; la cumbia ; la salsa et autres musiques « latinos » sont à l’honneur ce soir et le cocktail est plaisant.
Adlane Aliouche (vingt-deux ans !) glisse quelques- unes de ses compositions dans cette veine, fort bien écrites et arrangées : Jean Gniro ; Askip c’est Amélie ; Montreuil Montuno.
Fanny Martin et Adlane Alliouche captent une bonne partie de la lumière par l’excellence de leur jeu et par leur fougue. Fanny dépasse son statut d’invité et s’intègre pleinement dans le groupe. Tous les arrangements réalisés par le trio ont été revus pour le quintet et on ressent cette belle homogénéité sur scène.
Le set qui passe trop vite s’achève sur un thème « iconique de la musique afro-cubaine » : Los tres Golpes (Ignacio Cervantes) du nom du plat traditionnel dominicain.
Le public est ravi et demande un rappel, et ce sera Quizás, quizás, quizás (Osvaldo Farrés), comment ne pas chavirer ?
Les musiciens :
Adlane Aliouche: piano
Félix Semet: basse
Jean-Baptiste Baladazza: batterie
Invités
Fanny Martin: flûte
François Domergue: percussions »

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2025

« La chanteuse démarre son set en s’accompagnant à la guitare et nous chante en occitan, l’histoire de Lisette. Puis Canta «  elle chante l’eau vive » sur un rythme de bossa. Elle poursuit toujours en occitan son histoire de Lisette qui se venge des trois capitaines qui ont décimé sa famille. Charlotte joue autant qu’elle chante.
Exit la guitare. Elle va reprendre Yesterday avec son style très particulier, parfois juste un murmure ou faisant la moue.
Charlotte revient à un titre de son premier album « Petite » Leila et Léa qui stigmatise le recours à l’IA dans la création musicale.
La chantesue poursuit avec un traditionnel occitan Adieu paure carnavas. L’arrangement devient très jazz et laisse au trio une large place pour s’exprimer. Notamment avec un superbe solo de contrebasse de Thomas Posner . Elle enchaîne sans transition sur Est-ce ainsi que les hommes vivent dans une interprétation très personnelle, très vive. Le texte d’Aragon est magnifié, elle prend des libertés quant à la musique de Ferré, du grand « Planchou ».Toujours sans transition, elle nous livre sa version toute « planchouesque » de Nature boy jouant sur les rythmes et les tonalités. Toujours très expressive, jouant avec le public, une prouesse vocale, toujours sur le fil, mais toujours en équilibre.
Le set s’achève sur sa version de Les moulins de mon cœur. Admirable, mais pas sûr que Michel Legrand l’eût validé.
Pour le rappel, elle reprend The peacocks (Jimmy Rowles, 1974). Mais avant cela elle évoque son goût pour la poésie de René Char qui l’a amenée à celle de Mahmoud Darwich et son obsession pour la beauté. D’où le choix de cette chanson superbement interprétée en duo avec un Clément Simon d’une grande sensibilité. »
 
Les musiciens :
Charlotte Planchou: voix , guitare
Clément Simon: piano
Arthur Alar: batterie
Thomas Posner: contrebasse

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2025

Mardi 5 août 2025

Ouverture de la buvette et jeux en bois sur la place du Fort dès 17h !

Sur la place (en accès libre) à 18h, l’apéro jazz : NKC Project comme Nat King Cole, leur idole ! Ce quartet vauclusien rendait un vibrant hommage à celui qui fut un brillant pianiste-chanteur durant les années 40 et 50, disparu il y a 60 ans, et qui est le père spirituel de Diana Krall et de Harry Connick Junior. Un jazz cool et élégant, avec Thierry CAMACHO au chant, Jean-Claude LORENZINO et Gérard BATAILLE aux guitares et Serge PUCHOL à la batterie.

A 20h dans le jardin du fort il y avait en 1ère partie TRISTAN MELIA. Ce jeune pianiste de jazz, connu et reconnu après ses 3 albums, a invité le guitariste italien Vittorio SILVESTRI pour un concert placé sous le signe du swing et des grands standards du jazz. Michel ALTIER tenait la contrebasse, et Cédrick BEC la batterie. Ce quartet complice proposait un voyage musical au coeur du swing et des grandes mélodies du jazz. Une rencontre entre générations, entre continents, entre cœurs et maitrise.

En 2nde partie, c’était la jazz women Mélina TOBIANA avec sa voix un peu râpeuse, sa présence très assurée, sa soul et son swing percutant qui a régalé nos oreilles ! En quintet, avec Antoine DELPRAT piano, Mélody Linhart au chant et à la guitare, Thomas POSNER contrebasse, et Clément BRAJTMAN chant et batterie, elle nous a proposé son nouveau répertoire original aux frontières du jazz, du groove et de la pop!

Et puis à 23h sur la place(en accès libre) pour clore l’évènement avec panache, le groupe BIG EASY en sextet nous ont revenus avec un nouveau répertoire spécial festival. Il s’agit d’un collectif de musiciens réunis autour du répertoire des 1ères heures du jazz (New Orleans, Ragtime, Blues…) Saxo, trompette, banjo et chant qui nous ont fait voyager sans escale jusqu’à la Nouvelle Orléans. L’énergie déployée est communicative et a fait swinguer nos orteils !

« Le Blue Motte Jazz nous fait découvrir le jeune pianiste français (vingt-six ans) Tristan Mélia. Aux âmes bien nées…
Il est passé par l’IMFP de Salon-de-Provence où il a étudié aux côtés de Mario Stantchev, entre autres. Puis au C.R.R. de Lyon avant de poursuivre son apprentissage avec Giovanni Mirabassi. Puis il rencontrera le trompettiste Stéphane Belmondo avec lequel il enregistrera son troisième album « Your Pain In My Heart » (2023). Il vient de sortir en juin son second album solo « The bird in my heart ».
Il avoue se réferer à des maitres comme Bill Evans, Michel Legrand et George Gershwin. Il ya pire !
Ce soir, il vient avec ses vieux compagnons de musique Michel Altier (contrebasse) et Vittorio Silvestri (guitare) et s’adjoint les services de Cédrick Bec à la batterie.
Je leur demande avant le concert ce qu’ils comptent jouer. Ma question les fait rire : « On verra bien ! » Ceci est de bon augure.
Le set débute.
My funny Valentine: bizarrement Tristan Mélia adopte une position à la Glenn Gould et lance des arpèges dignes de JS Bach avant d’improviser sur le thème d’une façon très débridée. Il est juste accompagné de la contrebasse et de la batterie. Dans le public, les corps bougent sur les chaises, les pieds battent la mesure. Vittorio Silvestri entre en jeu. Magnifique chorus très délié. Puis c’est au tour de Michel Altier. Gros Groove également. (Rappelez vous ce bon vieux Duke : It Don’t Mean a Thing …) Tristan danse sur son banc tout en jouant.
Après cette longue digression, il nous annonce une composition triste : Sad Story, tout est dit ! Effectivement cette histoire passe par des hauts et des bas avec des solos de chacun et des tensions variables.
When you wish upon a star issu de la B.O. du dessin animé Pinocchio (W. Disney), cela débute comme on le connaît et puis, après les premiers chorus de piano et de guitare les quatre se lâchent pour broder sur le thème avec élégance et liberté avant de se recentrer dessus. Cédric fait de la dentelle sur ses cymbales.
Après une composition énervée ils décident de revenir à du plus calme avec un Georgia langoureux, juste en trio piano-basse-batterie. Quoique sur la fin le guitariste vient s’emmêler avec ses potes.
Le pianiste finit son set avec une de ses compositions Finely blue qui tourne sur trois notes avec de belles broderies autour.
Une belle découverte à revoir avec plaisir. »
 
Les musiciens :
Tristan Mélia: piano
Cédrick Bec: batterie
Michel Altier: contrebasse
Vittorio Silvestri: guitare

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2025

« Si par hasard le nom de Mélina Tobiana ne vous dit pas grand chose, vous avez surement vu sur scène le groupe Bloom ou le projet « Nanan! ». Mélina en est la chanteuse, l’une des chanteuses.
Ce soir au Blue Motte Jazz elle vient présenter son projet personnel en quintet.
Elle vient de sortir un nouvel album « Clearly now » dont nous allons explorer quelques morceaux.
Now that you found love débute ce set d’une façon très pop avec une intro très impressionnante du pianiste Antoine Delprat
Will you still love me * bascule sur un mode plus folk où l’on découvre la chanteuse et guitaristeMelody Linhart,
I can see clearly now * de Johnny Nash « si j’avais écrit cette chanson, je serais riche » nous dit non sans humour Mélina !
I was born a woman avec les trois voix seules dont celle du batteur Clément Brajtman et le piano. Un chouette moment.
Maraba blue *d’Abdullah Ibrahim avec intro de la contrebasse de Thomas Posner, Mélina a écrit les paroles, car elle tenait à chanter cette mélodie.
La chanson d’Anouk * une jolie valse dédiée à sa fille avec des paroles craquantes (à écouter absolument) On reste en famille avec A tall man * dédié à son compagnon qui toise à 1.96m. In a box a été écrit pendant le confinement, allez savoir pourquoi avec un tel titre ?
Pour finir son set, Mélina reprend Don’t cry for Louis, une version énergique du tube de Vaya con Dios.
Le rappel a failli être zappé, l’organisateur étant remonté sur scène dès la fin du salut. Cela ne se fait pas… Le public n’était pas d’accord et a fait remonter Mélina sur scène avec ses musiciens pour un Turn me on repris en chœur par le public enfin rassasié.
Avec ce set, Mélina Tobiana nous aura proposé un joli mix de pop, de folk, de soul avec toujours une base de jazz . Elle a réussi avec son quintet son opération de charme avec le public de La Motte-Chalancon : des musiciens aux petits oignons, une voix convaincante, soul à souhait, une grâce à faire fondre tout le monde. »
Les musiciens :
Melina Tobiana: voix
Antoine Delprat: piano
Thomas Posner: contrebasse
Clément Brajtman: voix, batterie
Melody Linhart: voix, guitare

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2025

BLUE MOTTE JAZZ 2025