Édition 2023


Août 2023


8ème édition

Édition 2023

Pour cette édition 2023, le Festival Blue Motte Jazz a proposé deux soirées musicales exceptionnelles à La Motte Chalancon !

« Pour la 8e  édition, les lundi 31 juillet et mardi 1er  août, les organisateurs du Blue Motte Jazz festival avaient concocté un bon cocktail de concerts représentant divers aspects du jazz […], des apéros et des after gratuits. Au final, une grande réussite, notamment grâce à de belles formations, Lisa Jazz trio, Naïma quartet, Ludovic de Preissac et Mae Defays, et un bal dans la pure tradition New Orleans qui a mis fin de belle manière au Blue Motte Jazz festival. »

Pascal Parrent – Le Dauphiné Libéré – 03 août 2023

« Blue Motte Jazz (on ne se lasse pas de ce nom) réussit à proposer une programmation complète sur deux soirées dans un village de quatre cents habitants plutôt loin de tout dans une vallée du fin fond de la Drôme. C’est bien la preuve que quand on veut on peut. »

Pascal derathe Jazz RHONE ALPES

« Pour sa 8ème édition, le jazz retrouvait ses habitudes place du Fort pour deux journées jazzy. Le public avait repondu présent […,] désireux de découvrir cette musique aux formes multiples. Une organisation bien réglée avec des nombreux bénévoles au service du public [… et] aussi jeux en bois pour enfants [et adultes], personne n’était oublié!

La Tribune jeudi 3 août 2023

L’équipe bénévole sans laquelle notre festival ne pourrait pas perdurer. Cette année nous sommes fiers d’annoncer une augmentation considérable de bénévoles de la vallée de l’Oule et de ses environs. Nous tenons aussi à saluer la famille de Crombrugghe qui a fourni 3 générations de bénévoles à notre festival!

Lundi 31 juillet 2023

Ouverture de la buvette et jeux en bois sur la place du Fort dès 17h !

La première soirée a mis à l’honneur les voix féminines ! Avec un concert accessible librement sur la place du Fort, CÉCILE MESSYASZ nous invita à la détente… Chanteuse, auteure, compositrice et interprète, accompagnée de Jean Philippe Sempere à la guitare et de Pierre Fenichel à la contrebasse, des airs jazzy, des intonations brésiliennes, c’était sensible et cool !

Dans le jardin du Fort à 20h en 1ère partie, LISA JAZZ TRIO nous a accueillis ! Ce trio de jazz rassemble le piano de Julien Lebart, la contrebasse de Francis Adam et la voix chaleureuse et suave d’Isabelle Durel. Ils ont exploré la chanson jazz et tenté d’en révéler l’essence : de l’origine du jazz aux standards !

En 2ème partie, nous avons poursuivi la soirée avec le NAÏMA QUARTET, une formation à l’initiative de la chanteuse contrebassiste Naïma Girou. Bercée par les grands noms du jazz, et riche de leurs influences, elle nous a invités à découvrir son propre univers avec Jules De Risbé au piano, John Owens à la guitare et Thomas Doméné à la batterie.

« Cette première soirée de la huitième édition du Blue Motte Jazz se joue à guichet fermé, autant dire que l’organisation du festival est aux anges.
C’est donc le Lisa Jazz Trio, groupe de la région de Perpignan, dont c’est le premier passage dans notre région qui entame la soirée.
Le trio avait été repéré suite à une première partie de Norah Jones dans leur ville en 2018.
Ce trio qui tourne depuis six ans a monté un répertoire composé majoritairement de leurs créations et le défend avec fierté. Une prestation agréable augmentée de la belle présence de la chanteuse et de l’humour du contrebassiste. »

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2023

« A l’heure dite et après une présentation des plus liminaires, le Naïma Quartet prend possession de la scène.Pas de round d’observation, Empty Pool démarre le set avec énergie. John Owens nous lâche un premier chorus affuté. Naïma Girou chante et joue de la contrebasse.
The river démarre plus calmement à la contrebasse. Your lines est un de leurs premiers titres, déjà sept ans, Naïma y revient avec plaisir et une touche de nostalgie et l’interprète à la basse électrique. Zéphyr to my flame a donné son titre à leur second album en 2021. Sur un fond de rythmique teintée de brésilien, le morceau pulse grave, aidé en cela par l’énergie de John Owens et de Thomas Doméné à la batterie. D’où de gros applaudissements aux breaks.
Miroir est une composition dédiée à la la grand-mère de Naïma. Elle fait passer une belle émotion.
Quel que soit le morceau joué, on est frappé par la complicité qui a su se mettre en place entre ces quatre musiciens. Les regards vers Jules Le Risbé au piano ou John Owens en disent long.
Avec Doll factory on verse dans du rock pur sucre pour raconter une histoire de SF. La voix est à l’unisson de la guitare, c’est intéressant.
C’est à ce moment que la lune pleine décide d’apparaître derrière la montagne dans l’axe du pianiste. Bravo au chef éclairagiste.
Comitan sera le final de ce set, qui le termine comme il a commencé, avec énergie.
D’ailleurs à la fin Thomas se lâche sur un long solo de batterie.
Pour le rappel ce sera Goodbye pork pie hat la composition de Charlie Mingus en hommage à son ami Lester Young sur des paroles Joni Mitchell en duo piano voix .
Cet ultime morceau inspire assurément Naïma.
Certains des morceaux présentés ce soir sont nouveaux et augurent d’un nouvel album pour 2024. Chic ! »

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2023

Mardi 1er août 2023

Ouverture de la buvette et jeux en bois sur la place du Fort dès 17h !

Place à la diversité pour cette seconde soirée ! Sur la place, en accès libre à 18h le groupe SHAKSHUKA nous a mis en appétit. Les six musiciens (clarinette, violons, contrebasse, percussions et voix) nous ont fait découvrir leur jazz klezmer masala savoureux et métissé, habité et festif !

A 20h dans le jardin LUDOVIC DE PREISSAC, pianiste influencé par Oscar Petterson et Michel Petrucciani, a presenté en 1ere partie son quintet (piano, batterie, contrebasse, trompette et saxophone) qui s’inspire des grands standards américains pour créer un répertoire original. En 2nde partie, ils furent rejoints par MAE DEFAYS, chanteuse à la voix douce et puissante et dont la présence scénique nous transporta !

A 23h, sur la place en accès libre, c’était le bal du jazz Nouvelle-Orléans qui nous attendait, Hot jazz, Smokin’ swing et Trad Jazz. BIG EASY nous a fait danser au son de leurs trompette, saxo, clarinette, tuba, banjo et guitare. Qu’est ce que ça a guinché !

« La gastronomie française propose certains plats en deux services comme le Canard à la rouennaise. Désormais le jazz aussi. Ce soir nous dégusterons du Ludovic de Preissac en quintet puis les mêmes avec la chanteuse Maë Defays.
Le premier morceau est proposé par le tromboniste Michael Joussein, il s’agit de Mixed Emotions de Curtis Fuller.
D’entrée de jeu on plonge dans un jazz très bop qui ne quittera pas la scène pour ce premier set. Ludovic de Preissac et ses musiciens se réclament du genre.
Ensuite Ludovic qui affectionne le micro (une aubaine pour votre serviteur) annonce une composition d’un auteur en quête de reconnaissance et comme on n’est jamais aussi bien servi que par [soi]-même … il nous présente Suivez la flèche du nom d’une association qui travaille sur les personnes en situation de handicap et qu’il supporte. Maxime Berthon, saxophoniste, en « période d’essai » dans le quintet nous offre le meilleur de lui-même sur un premier chorus très enlevé, suivi en cela jalousement par Michael Joussein au trombone. Du coup le piano suit et vire au boogie.
Bop ? : Mensonge! La composition suivante Le temps qu’il faut est une ballade où le sax de Maxime Berthon pleure comme il faut.
Ludovic de Preissac a sorti un album sur West Side Story en 2010, il en assure ici la promo avec I feel pretty.
Ludovic appelle son tromboniste au micro voix pour un duo qui ouvre Black Trombone qui ensuite devient swing à souhait avec le quintet et laisse une large place aux improvisations de part et d’autres. Ludovic puis Michael en viennent même à scatter sur le thème. C’est la fête sur scène!
Fin du premier set avec l’arrivée du guitariste Christophe Guignard et un standard de Charlie Parker Billie’s Bounce.
Pour le second set, Ludovic de Preissac a invité la jeune chanteuse Maë Defays en nous précisant qu’il a beaucoup collaboré avec son père Olivier, saxophoniste avec un pedigree intéressant (nous vous laissons chercher).
Le set s’annonce classique à souhait dans la veine du premier avec pour commencer Social Call (enregistré par Betty Carter en 1956 mais publié seulement en 1980) et on poursuit avec Strollin de Horace Silver. De bien vieux standards pour une si jeune personne… mais elle s’en sort très bien. Et puis ces standards sont vraiment le point de passage obligé de toute chanteuse qui se réclame du jazz.
Changement d’ambiance  avec Comme une plume au vent d’Olivier et Maë Defays une composition qui nous rappelle que l’enfant en nous est toujours présent. Un rythme doux propice aux prises de chorus de Michael Joussein, décidemment très présent aux côtés de Ludovic de Preissac, que ce soit au trombone mais aussi sur une étrange percussion qui s’avèrera être un “travel conga” (un conga monté en caisse claire sans son fût qui sert de résonnateur).
Retour aux standards avec Happy Talk de Nancy Wilson et Cannonball Aderley. Maë Defays est très à l’aise et l’interprète avec gaité, ce qui sied au morceau. Maxime Berthon enchaîne ensuite.
Il faut assurer son auto-promotion et il s’agit de nouveau d’une composition d’un “auteur en quête de reconnaissance” avec A little  while qui évoque ces courts instants de bonheur inoubliables… “comme ici ce soir à La Motte Chalancon” (sic). Encore une fois le quintet se moule bien dans la voix de Maë Defays.

Pascal derathe Jazz Rhone Alpes août 2023

Maë Defays

BLUE MOTTE JAZZ 2023