
JULIEN BRUNETAUD TRIO FEATURING MALO MAZURIE

Le Julien Brunetaud Trio, formé par Julien Brunetaud (piano, chant), Lilian Bencini (contrebasse) et Cedrick Bec (batterie), développe une musique vibrante à la croisée du blues et du jazz. Pianiste et chanteur reconnu sur la scène européenne, Julien Brunetaud se distingue par son toucher expressif, son sens du groove et une approche profondément ancrée dans la tradition afro-américaine, nourrie d’une grande liberté d’improvisation.
À leurs côtés, le trompettiste Malo Mazurié, figure montante du jazz français, apporte son lyrisme et son élégance. Formé très jeune et diplômé du Centre des Musiques Didier Lockwood, il s’est imposé comme l’un des trompettistes les plus recherchés de la scène européenne, partageant la scène avec des artistes tels que Scott Hamilton ou Thomas Dutronc et se produisant dans de nombreux festivals internationaux.
La rencontre entre le trio marseillais et la trompette inspirée de Malo Mazurié promet un concert intense et complice, où blues, swing et jazz dialoguent avec énergie, sensibilité et liberté.
Article de presse – Sophie Chambon (9 Avril, 2021)
http://notesdejazz.unblog.fr
Le patron exigeant de Fresh Sound New Talent, le catalan Jordi Pujol, en entendant jouer
Julien Brunetaud à Barcelone, a reconnu une manière rare chez un jeune musicien actuel,
du jazz soul, une approche de styles précise et experte.
C’est une couleur particulière qui s’entend immédiatement dans le nouvel album du
pianiste “Feels like home”. Le titre de l’album sonne comme une évidence : on est en
terrain de connaissance, rien à dire, Julien Brunetaud connaît ses classiques et l’art du
piano en trio, il le maîtrise d’Errol Garner à Nat King Cole, sans oublier McCoy Tyner ou
Oscar Peterson. S’il ne chante plus comme sur ses précédents albums, son piano le
remplace. Venu s’installer à Marseille, il y a 3 ans, alors qu’il est originaire comme le
batteur Mathieu Chazarenc d’Agen, il y a pris ses marques. Et ne se sent pas du tout
“exilé” comme l’écrivait un journaliste de Sud Ouest! Comme tous les néo-arrivants, il y
est heureux, d’autant que, pas fou, il a choisi de s’installer en bord de mer, dans le quartier
animé de la Pointe Rouge, tout près des plages et des calanques. Deux de ses compositions
font d‘ailleurs référence à la Méditerranée, “Red’s Point” (!) et “Le Grand Bleu”, peut être
la seule mélodie plus mélancolique, qui nous prend à revers.
De l’aisance et de la fluidité, une légèreté sans aucune facilité, toute la beauté de musiques
qui font dériver loin des ennuis quotidiens. Julien Brunetaud aime le blues, il vient de là,
première constatation. Il raconte que c’est le pianiste chicagoan Otis Spann,
accompagnateur de Muddy Waters qui lui a donné envie d’apprendre le piano. Et pas la
guitare. Le blues comme une approche simple pour se lancer dans l’improvisation, jouer
modal sur tout un morceau.
Il a acquis une belle expérience en faisant le métier sur les routes, en accompagnateur de
l‘harmoniciste Nico Wayne Toussaint, dans la grande tradition de la musique américaine.
On croirait entendre un vieux routier des clubs outre atlantique, tant son toucher est ferme
avec une redoutable maestria dans les attaques. Il connaît les standards et cela s’entend,
même si ce CD, son 5 ème, est composé de dix compositions originales et d’une seule
reprise de “Let it be”, suffisamment arrangée par ses soins pour que l’on ne pense pas trop
à l’original.
De la fusion rhythm & blues, soul et jazz, il se tourne vers la pop et le funk et cet univers
composite ne lui fait pas peur. Il connaît aussi le boogie “Emma’s smile”, le stride, et avec
ses comparses, ils arrivent à improviser, atteignant la véritable essence de cette musique;
dans “Garfield’s groove”, ça joue, ça chante, on entend comme des effluves de Francis Lai,
ce qui ferait une B.O de rêve. “Sael” est un portrait lumineux, une très jolie mélodie, une
chanson délicate comme celles que savait écrire Trenet, subtil équilibre entre rêve de vie et
joie de vivre!
Privilégiant le rythme autant que la mélodie, Julien Brunetaud arrive à un compromis
idéal avec un trio soudé favorisant l’échange, multipliant à l’envi des fragments de
citations, comme des petit bouts rimés, avec un entrain communicatif “Nola”
Le montage est habile, la musique gagne en intensité, allant crescendo sans qu’aucune
chanson ne se ressemble, emportant tout en un tourbillon enivrant. Le dernier titre
commence comme une attaque de Mc Coy, une tournerie légère et rapide.
Julien Brunetaud a trouvé les partenaires idéaux et du cru, qui savent s’adapter à toutes
circonstances. Sam Favreau à la contrebasse a cette solidité terrienne qui en fait le pilier du
groupe et Cédric Bec, léger, voire aérien aux balais, drive de façon enjouée et
rebondissante.
Il faut absolument l’écouter en live ce groupe, il “mettra le feu”, ce trio; et si cet album ne
vous rend pas euphorique, ne cherchez plus d’excuse, votre cas est sérieux, consultez ou
allez-vous faire vacciner! »